Confinement : Un 1er mai si particulier

Dans un contexte économique si certain, avec une récession d’ampleur annoncée, le syndicat craint que le monde ouvrier paie le prix fort.

Confinement : Un 1er mai si particulier
Image d'illustration

La fête du travail aura une saveur bien particulière ce vendredi 1er mai. Confinement oblige, les manifestations dans la rue ne seront pas autorisées. Il faut donc trouver d’autres moyens pour s’exprimer. A la CGT, José Aviles, son secrétaire départemental, invite les salariés à se mobiliser différemment : « Les gens doivent montrer leurs revendications sur les balcons, avec des drapeaux, des affiches et des photos, des vidéos sur les réseaux sociaux. Nous sommes confinés mais pas muselés. » explique-t-il.

En plus de cette situation si particulière, cette journée du 1er mai portera également des revendications fortes. Dans un contexte économique si incertain, avec une récession d’ampleur annoncée, le syndicat craint que le monde ouvrier paie le prix fort. Les propos du Medef en la matière ne sont pas pour rassurer les syndicats, qui s’attendent à devoir batailler dur pour faire respecter la loi et le code du travail.   « Nous sommes inquiets. Ce sont les salariés qui vont payer cette crise sanitaire. » argumente Mr Avilès.

Le responsable syndical tient également à rappeler que « les mêmes soignants, qui sont applaudis actuellement, chaque soir en France, sont ceux qui se faisaient gazer il y a encore quelques semaines pour demander plus de moyens pour l’hôpital public ». A la CGT, on appelle à poursuivre la lutte « pour obtenir plus de justice sociale dans ce pays ».

José Avilès de la CGT du Doubs
Created : mercredi 29 avril 2020 08:12 Categories : Actualités locales | Social | Actualités Favoris : Ajouter aux favoris Tags : social
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