Jura : l’impact « catastrophique » du gel sur les vignes

Malgré tous les moyens mis en place par les viticulteurs, le gel s’est abattu sur les vignes de tout le Jura le 6 avril dernier.

Jura : l’impact « catastrophique » du gel sur les vignes

Après le fort gel de la semaine dernière sur l’ensemble des vignes jurassiennes, l’heure est à la constatation des dégâts.

Malgré tous les moyens mis en place par les viticulteurs, le gel s’est abattu sur les vignes de tout le Jura le 6 avril dernier. L’éclatement du bourgeon a été brûlé par le gel. Un espoir reste encore pour les bourgeons les plus en retard. « On imagine que ceux qui n’ont pas encore éclaté ont été épargnés. Mais il est trop tôt pour s’assurer du résultat » précise Hervé Ligier, président de l’AOC Arbois.

Les stocks en forte baisse

Les vignerons jurassiens se préparent habituellement à faire face au gel tous les dix ou quinze ans. Une bonne gestion des stocks permet d’anticiper une année où les récoltes sont moindres en raison du gel. « Mais là, c’est la troisième année en cinq ans que cela nous arrive » déplore le Jurassien. L’affaiblissement à trois reprises des récoltes fait alors fortement baisser le niveau des stocks de vins. « À un moment donné, on va se retrouver à ne plus rien pouvoir vendre, et là, ce sera catastrophique » craint Hervé Ligier. Et d’ajouter qu’une augmentation du prix est inéluctable, mais ne compensera pas la totalité des pertes. Les travailleurs de la vigne et le préfet du Jura ont exploré ce mardi 13 avril quelles solutions pourraient être envisagées. « La plus importante serait l’allègement de nos charges, notamment les charges sociales » estime le président de l’AOC Arbois.

Les vignerons ont le moral au plus bas

Face à cette difficulté de plus en plus récurrente, les viticulteurs peinent à imaginer de plus beaux jours à l’avenir. Hervé Ligier pointe du doigt le dérèglement climatique comme principal responsable. « Les aléas sont de plus en plus nombreux et puissants. On sait qu’on est parti sur une séquence de dérèglement climatique longue, et que ce n’est que le début. » Il observe que certains vignerons réfléchissent à arrêter leur activité. Les enfants de vignerons, qui doivent reprendre l’activité de leurs parents, sont maintenant dans l’incertitude. « On voit ce qu’il se passe aujourd’hui, mais que va-t-il se passer demain ? » se demande Hervé Ligier, comme beaucoup d’autres viticulteurs.

Hervé Ligier, président AOC Arbois
Created : mercredi 14 avril 2021 11:46 Categories : Actualités locales | Actualités Favoris : Ajouter aux favoris Tags : Arbois | vignes | vin
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