"Cracher dans un tube" : Les premiers dépistage par tests salivaires dès ce lundi

Entre 120 et 130 tests salivaires seront réalisés aujourd'hui. 70% des élèves de l'école ont l'autorisation de leurs parents pour se faire tester


Ce lundi matin a débuté la campagne de dépistage par tests salivaires. L’inspection académique du Doubs a sélectionné une école, un collège et un lycée dans lesquels des tests salivaires seront effectués tous les 15 jours. L’école Jules Ferry de Besançon a été la première à lancer les hostilités. Plus d’une centaine d’élèves ayant bénéficié d’un accord parental au préalable, ont dû cracher environ 1 millilitre de salive dans un petit flacon, qui a ensuite été envoyé en laboratoire d’analyse.

 

« Cracher dans un tube »

Ils étaient plus d’une centaine d’élèves ce matin dans l’école Jules Ferry, à cracher dans un flacon afin de tenter d’obtenir environ 1 millilitre de salive. On pourrait croire à un jeu d’enfant mais il n’en est rien. L’exercice est même plus dur que prévu. Dans une salle de classe réaménagée en centre de dépistage, pas si simple pour tous ces écoliers d’accumuler autant de salive afin de remplir leur flacon. Alors le personnel de santé doit parfois avoir recours à diverses méthodes pour les aider. « Imagine une bonne glace ou le gâteau que tu préfères » propose une infirmière à un jeune bisontin.

Un panel de trois établissements

L’école Jules Ferry à Besançon a été le premier établissement à organiser ces tests dans le cadre de la campagne de dépistage. Elle sera suivie par le collège Jean-Claude Bouquet de Morteau et le lycée Victor Hugo de Besançon. Cela fait partie des axes annoncés par Patrice Durand, le directeur de l'inspection académique du Doubs. Il consiste à réaliser un panel comprenant une école, un collège et un lycée dans lesquels des tests salivaires seront effectués tous les 15 jours. "C'est le premier établissement que nous faisons dans le cadre de ces campagnes de dépistages itératifs puisque ce sont des campagnes qui vont avoir lieu tous les 15 jours dans les établissements ciblés", explique le docteur Fabienne Moulinier, présidente des laboratoires d'analyses médicales CBM 25.

Une forte participation

La procédure est très encadrée. Tout d’abord, il faut avoir obtenu l’autorisation parentale afin de réaliser le test chez l’enfant. Les familles doivent remplir au préalable un document administratif permettant de saisir les données dans le système informatique du laboratoire. Ce lundi, à l’école Jules Ferry, 70% des parents ont accepté de faire dépister leurs enfants. « Le jour du prélèvement, les élèves arrivent par classe. On contrôle toutes les données administratives pour valider la partie nominative, afin qu’il n’y ait pas d’erreur d’enfant. On fait de l’identitovigilance » explique Fabienne Moulinier. Les écoliers accèdent ensuite à la salle de classe réorganisée en centre de dépistage afin de remplir leur mission : cracher approximativement 1 millilitre de salive dans le flacon qui leur a été distribué. Les résultats sont communiqués entre 12h et 24h, et si jamais il s’avère qu’un élève est positif, les parents sont alors avertis, et doivent garder leur enfant à domicile pendant 10 jours.

Fabienne Moulinier, présidente des laboratoires d'analyses médicales CBM 25
Created : lundi 1 mars 2021 17:59 Categories : Actualités locales | Education | Santé | Jeunesse | Actualités Favoris : Ajouter aux favoris Tags : coronavirus | covid-19 | dépistage | école | élèves | inspecteur d'académie | santé
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