Rentrée scolaire : le rebond de l'épidémie inquiète

« On est étonné de ne pas avoir eu de communication de la part de notre ministère »

Rentrée scolaire : le rebond de l'épidémie inquiète

À quinze jours de la rentrée, les enseignants s’inquiètent des conditions dans lesquelles les enfants s’apprêtent à faire leur retour à l’école. Entre le mutisme du ministère de l’éducation nationale, et le nombre d’inscriptions en maternelle en baisse par rapport à l’année dernière, Karine Laurent, secrétaire syndicale au Snuipp-FSU, nous fait part de ses inquiétudes.

En mai dernier, le gouvernement et son ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer annoncent, peu après le déconfinement, le retour des enfants à l’école. Une reprise dans le flou, compliquée par un protocole sanitaire trop long et inapplicable. Allégé peu avant l’été du fait du recul de l’épidémie, ce nouveau protocole beaucoup plus laxiste inquiète Karine Laurent, alors qu’une deuxième vague menace désormais le pays : « Selon le dernier protocole, la distanciation sociale n’est à mettre en place que si elle est possible, sinon tant pis, on ne respecte pas le mètre de distance entre chaque élève ». Face à la situation sanitaire qui se dégrade ces derniers jours, la secrétaire syndicale ne comprend d’ailleurs pas le mutisme de son ministère : « On est étonné de ne pas avoir eu de communication de la part de notre ministère, car si les choses doivent se passer autrement, elles doivent se préparer en amont ».

Des parents inquiets et des enfants absents

L’absence de communication corrélée au respect approximatif des gestes barrières inquiètent parents et enseignants, qui ne veulent pas voir l’école devenir un cluster géant de l’épidémie. Une crainte ressentie jusque dans les chiffres. La maire de Besançon Anne Vignot s’exprimait ces derniers jours sur la faible affluence de Vital’Été ainsi que sur la baisse du nombre d’inscrits à l’école cette année. Plus de 200 enfants ne seraient pas inscrits à l’école, à deux semaines de la rentrée. Une situation que souhaite absolument éviter Karine Laurent, pour qui le respect de l’école obligatoire reste une donnée primordiale, quitte à ce qu’elle soit partielle et/ou à distance : « Il faut que tous les élèves reviennent, même si c’est à temps partiel. On s’attend malheureusement à une baisse du nombre d’élèves, on le voit d’ailleurs déjà sur les inscriptions en maternelle. Les effectifs ne sont pas au complet ».

Karine Laurent du syndicat SNUipp / FSU
Created : mercredi 19 août 2020 07:53 Categories : Actualités locales | Education | Jeunesse | Actualités Favoris : Ajouter aux favoris
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